L’observation de l’horizon maritime constitue l’une des expériences les plus fascinantes de la navigation de plaisance. Que vous soyez passionné de voiliers hauturiers, amateur de catamarans spacieux ou propriétaire d’un yacht à moteur, chaque embarcation offre des positions stratégiques permettant d’apprécier pleinement la beauté des étendues marines. La configuration architecturale des bateaux modernes a considérablement évolué pour maximiser le confort d’observation tout en respectant les normes de sécurité les plus strictes. Des ponts supérieurs offrant une vue panoramique aux plateformes de bain permettant une immersion au ras de l’eau, découvrez les emplacements privilégiés qui transformeront votre expérience nautique en moments inoubliables.
Pont supérieur et flying bridge : l’observation panoramique à 360 degrés
Le flying bridge, également appelé fly ou pont volant, représente sans conteste l’emplacement le plus prisé des plaisanciers pour contempler l’horizon marin. Situé au-dessus de la cabine principale, cet espace surélevé offre une visibilité exceptionnelle sur l’ensemble de l’environnement nautique. Selon les statistiques de l’industrie nautique, près de 78% des propriétaires de yachts de plus de 45 pieds considèrent le fly comme l’élément architectural le plus important de leur embarcation. Cette préférence s’explique par la combinaison unique d’élévation, de confort et de fonctionnalité qu’offre cet espace.
L’avantage principal du pont supérieur réside dans sa capacité à vous positionner plusieurs mètres au-dessus de la ligne de flottaison, offrant ainsi une perspective incomparable. Cette hauteur permet d’anticiper les conditions météorologiques changeantes, de repérer les dangers potentiels comme les hauts-fonds ou les épaves, et d’observer la faune marine avec une clarté remarquable. La sensation de liberté procurée par cette position élevée, combinée à la brise marine et aux panoramas dégagés, crée une expérience sensorielle totale.
Configuration du fly sur les yachts de croisière et méga-yachts
Sur les yachts de croisière contemporains, le flying bridge est devenu un véritable salon en plein air. Les constructeurs nautiques rivalisent d’ingéniosité pour transformer cet espace en zone de vie luxueuse, équipée de postes de pilotage sophistiqués, de zones de détente avec canapés ergonomiques et même de bars intégrés. Les modèles haut de gamme proposent désormais des configurations modulables avec des espaces pouvant accueillir jusqu’à douze personnes confortablement. Cette évolution architecturale reflète la tendance croissante vers la vie en extérieur à bord des navires de plaisance.
Les méga-yachts poussent ce concept encore plus loin en intégrant des jacuzzis, des cuisines extérieures complètes et même des espaces de restauration formels sur leurs ponts supérieurs. Ces aménagements transforment le fly en véritable pont de réception, idéal pour observer les couchers de soleil spectaculaires tout en profitant d’un confort digne d’une résidence de luxe. L’architecture navale moderne privilégie également les matériaux composites légers qui réduisent le poids en hauteur, améliorant ainsi la stabilité globale du navire.
Positionnement stratégique derrière la timonerie pour une visibilité optimale
Le positionnement sur le fly nécessite une compréhension des principes de navigation pour maximiser l’
efficacité de votre champ de vision. La plupart des flying bridges positionnent la zone d’observation principale juste derrière la timonerie, légèrement surélevée par rapport au poste de barre. Vous bénéficiez ainsi de la même ligne de vue dégagée que le capitaine, sans être gêné par les écrans ni les instruments. C’est la place idéale pour suivre la route, anticiper un passage de cap ou admirer une côte qui se dessine à l’horizon.
Placée en retrait de quelques mètres, cette zone de détente reste protégée des embruns directs tout en profitant pleinement du panorama à 360 degrés. Sur de nombreux yachts de croisière, les banquettes en U ou les méridiennes sont orientées vers la proue, de manière à ce que vous puissiez observer l’horizon en mer comme si vous étiez à la barre, mais dans un confort absolu. Cette configuration est particulièrement appréciée en navigation côtière ou lors des grandes traversées à vitesse de croisière stabilisée.
Pour optimiser votre expérience, il est recommandé de repérer les zones « sans obstacle » autour de la timonerie, là où les mâts d’antenne, les bossoirs ou les radômes ne coupent pas la ligne de vue. Sur un méga-yacht, plusieurs niveaux de pont peuvent parfois limiter certains angles : se placer juste derrière la timonerie, légèrement décalé sur bâbord ou tribord, permet généralement de retrouver une vision parfaitement dégagée sur l’avant, mais aussi sur les flancs du navire.
Équipements nautiques embarqués : jumelles marines et instruments de navigation
Pour tirer pleinement parti de ces postes d’observation en hauteur, les équipements nautiques jouent un rôle central. Les jumelles marines à grand diamètre (7×50 le plus souvent) sont les alliées incontournables pour scruter l’horizon, identifier une balise, repérer une bouée de chenal ou suivre la trajectoire d’un cétacé à distance. Leur importante pupille de sortie garantit une bonne luminosité, même au lever ou au coucher du soleil, moments privilégiés pour admirer l’horizon en mer.
Sur les yachts récents, le fly est généralement doté d’écrans multifonctions répétés depuis la timonerie intérieure. Ces écrans associent cartographie, AIS, radar et données de vent, offrant une lecture technique de l’environnement qui complète parfaitement l’observation visuelle. Vous pouvez par exemple suivre sur l’écran la trajectoire d’un navire identifié au radar, tout en le localisant à l’œil nu dans la ligne d’horizon. Cette combinaison vision directe / électronique renforce la sécurité autant que le plaisir de navigation.
Certains armateurs vont plus loin en installant des caméras panoramiques, des systèmes de vision nocturne ou de jumelles stabilisées. Ces solutions, héritées de la navigation professionnelle, permettent d’observer l’horizon de manière précise même en mer formée ou de nuit. Vous pouvez ainsi repérer un alignement de phare, détecter un grain en approche ou admirer un ciel étoilé sans être gêné par le roulis du bateau.
Sécurité et garde-corps réglementaires sur les ponts d’observation en hauteur
Être en surplomb de la mer est un privilège, mais il impose des règles de sécurité strictes. Sur les ponts supérieurs, la réglementation impose des garde-corps ou pavois d’une hauteur minimale, généralement comprise entre 90 et 100 centimètres, avec des filières ou des lisses suffisamment rapprochées pour éviter tout risque de chute. Les chantiers intègrent cette contrainte dès la conception, en veillant à ne pas sacrifier la visibilité sur l’horizon.
Pour vous, plaisancier, quelques réflexes simples permettent de profiter du flying bridge en toute sérénité. En navigation, on évitera de s’asseoir sur les pavois ou de se pencher au-delà des garde-corps, même par mer calme. Il est également recommandé de se déplacer en gardant au moins une main accrochée à une main courante, surtout lorsque le bateau accélère, vire ou franchit une houle croisée. En pratique, on peut comparer le fly à une terrasse en hauteur : la vue est spectaculaire, mais le respect des limites physiques reste essentiel.
De nombreux constructeurs intègrent des marches antidérapantes, des éclairages de courtoisie et des fermetures de portillons vers l’escalier d’accès pour limiter les risques de glissade ou de chute. Sur certains méga-yachts, les zones les plus exposées sont même équipées de vitrages en verre trempé, offrant la transparence d’un balcon de paquebot tout en constituant une barrière robuste face au vent. Ces dispositifs vous permettent de contempler l’horizon, quel que soit l’état de la mer, avec un niveau de sécurité conforme aux standards les plus exigeants.
Proue et pont avant : l’immersion totale face à l’étrave
Quittons la hauteur du fly pour rejoindre l’un des endroits les plus emblématiques à bord : la proue. Se tenir sur le pont avant, face à l’étrave, procure une sensation d’immersion totale, comme si l’on ouvrait la marche du navire vers l’infini de l’horizon. Les vibrations de la coque, le bruit de l’étrave qui fend la mer et la vue dégagée sur la ligne d’eau créent une expérience quasi cinématographique, particulièrement recherchée lors des navigations au large.
Sur un voilier hauturier comme sur un yacht à moteur, le pont avant est un espace privilégié pour observer la mer qui se déploie devant vous, suivre les variations de houle et sentir la vitesse réelle du bateau. C’est aussi une zone plus exposée aux éléments : embruns, vent relatif, mouvements verticaux plus marqués. Pour autant, en respectant les consignes de sécurité du bord, la proue reste l’un des meilleurs endroits à bord pour admirer l’horizon en mer dans sa dimension la plus brute et la plus authentique.
Pulpits et plateformes d’observation sur les voiliers hauturiers
Sur les voiliers de croisière, le balcon avant (ou pulpit) constitue une véritable plateforme d’observation. Cette structure tubulaire en inox délimite la zone la plus avancée du bateau, généralement équipée de filières et parfois d’un petit siège intégré sur certains modèles de grande croisière. En vous plaçant à l’intérieur de ce balcon, bien tenu aux mains courantes, vous vous retrouvez à quelques mètres seulement au-dessus de l’étrave, avec l’horizon qui s’ouvre à 180 degrés.
Les voiliers hauturiers récents ont vu leur pont avant se transformer en véritable zone de vie. Les chantiers y installent désormais des bains de soleil, des coussins amovibles ou des coffres affleurants qui permettent de s’allonger confortablement tout en restant entouré de garde-corps sécurisants. Cette évolution répond à une tendance forte : la volonté de vivre davantage « dehors », au plus près du vent et de la mer, sans pour autant renoncer au confort.
En navigation, le balcon avant est aussi un excellent poste pour observer la houle longue de l’Atlantique, suivre les variations de couleur de l’eau ou repérer des objets flottants à l’avant du navire. Comme un guetteur en haut d’un mât autrefois, vous devenez les yeux avancés du bord, aidant éventuellement le barreur à anticiper un champ de bouées ou un filet de pêche mal signalé, tout en profitant d’une vue imprenable sur l’horizon en mer.
Filets de trampolines sur catamarans de type lagoon et fountaine pajot
Sur les catamarans de croisière, la zone avant est dominée par les filets de trampoline tendus entre les deux coques. Ces larges surfaces textiles, typiques des catamarans Lagoon, Fountaine Pajot ou Bali, offrent une expérience d’observation unique, à mi-chemin entre hamac géant et pont ajouré. Allongé sur le filet, vous bénéficiez d’une double perspective : l’horizon qui s’étire devant l’étrave et la vision directe sur la mer qui défile sous vos pieds.
Le trampoline amortit les mouvements du bateau, comme un immense coussin suspendu, tout en laissant passer les embruns et les éclaboussures. Cette porosité réduit les chocs de vague et améliore le confort en mer formée. Pour l’observation de la mer et de l’horizon, c’est un atout précieux : vous pouvez rester longtemps à l’avant, bercé par les variations de la houle, sans subir de chocs secs. De nombreux plaisanciers décrivent cette position comme la plus immersive qui soit.
En croisière familiale, les filets de trampoline deviennent rapidement le « salon avant » de référence pour admirer un lever de soleil, surveiller l’arrivée sur un mouillage ou regarder les étoiles. On veillera toutefois à respecter quelques règles : porter un gilet lorsque la mer est agitée, éviter de se tenir debout au centre du filet par vent fort et garder les enfants sous surveillance constante. Bien utilisé, le trampoline reste l’un des meilleurs endroits à bord pour profiter du spectacle de l’horizon en mer, dans un confort inégalé.
Technique d’amarrage au balcon avant pour contempler la houle et les embruns
Lorsque le bateau est au mouillage ou amarré par l’avant, le balcon avant se transforme en balcon sur la mer, au sens littéral du terme. Amarré face au vent ou au courant, le navire se cale naturellement dans l’axe de la houle, offrant depuis la proue une vue directe sur les vagues qui viennent mourir sur l’étrave ou sur le clapot qui scintille en surface. Vous pouvez alors profiter d’un spectacle hypnotique, particulièrement apaisant au coucher du soleil.
Pour profiter de ce point de vue dans les meilleures conditions, certains skippers installent une petite assise amovible, voire un strapontin marin, à l’intérieur du balcon avant. En restant bien au centre, solidement tenu aux filières, vous pouvez observer la houle qui se forme au large, sentir la respiration de la mer et écouter le bruit régulier des vagues sous la coque. C’est un peu comme être au premier rang d’un théâtre naturel dont le décor change en permanence.
En eau calme, accoster par l’avant dans un petit port ou sur un ponton permet également d’avoir une perspective différente sur la côte ou le village. Depuis le balcon, légèrement en surplomb, vous embrassez du regard la ligne des quais, les maisons en fond de baie et les reliefs à l’arrière-plan, tout en gardant un contact direct avec l’eau. Cette technique d’amarrage par l’avant, combinée à une bonne gestion de la chaîne et de l’orin, offre un point de vue privilégié pour contempler aussi bien la mer que le littoral.
Observation des mammifères marins depuis la position d’étrave
La position d’étrave est particulièrement recherchée pour l’observation des mammifères marins. Dauphins, globicéphales ou même petits rorquals aiment parfois jouer dans le sillage d’étrave, profitant des vagues générées par la coque. Installé à l’avant, vous pouvez alors les voir surgir juste sous le balcon, parfois à quelques mètres seulement, dans un ballet aquatique qui laisse des souvenirs indélébiles.
Pour que cette expérience reste respectueuse de la faune, il est essentiel de suivre quelques principes : ne jamais se pencher hors des garde-corps, éviter les cris et les gestes brusques, et ne pas chercher à « poursuivre » les animaux en modifiant brutalement la trajectoire ou la vitesse du bateau. Les dauphins viennent d’eux-mêmes lorsqu’ils le souhaitent ; votre rôle se limite à les accueillir en spectateur discret. Comme dans une réserve naturelle, c’est la mer qui décide du programme.
Dans certaines régions, comme les Açores, la Mer Ligure ou les Antilles, des chartes d’observation encadrent l’approche des cétacés. Respecter les distances recommandées, adapter votre route et maintenir une vitesse modérée permet de concilier plaisir de l’observation et préservation des espèces. La proue reste alors ce poste privilégié où l’on contemple l’horizon en mer tout en ayant, parfois, le privilège d’une rencontre exceptionnelle avec la vie sauvage.
Poupe et plateforme de bain : le point de vue au ras de l’eau
À l’opposé de la proue, la poupe offre une expérience radicalement différente : ici, l’horizon se contemple au ras de l’eau. C’est un peu comme passer du belvédère d’une montagne au bord d’un lac paisible. La plateforme arrière vous place au niveau de la surface, à quelques centimètres seulement des vaguelettes et des reflets lumineux. Cette proximité immédiate avec l’élément marin en fait un lieu privilégié pour se détendre, se baigner, mais aussi pour observer le sillage du bateau et la danse de la lumière sur l’horizon de poupe.
En navigation lente ou au mouillage, la plateforme de bain devient un véritable ponton privé sur la mer. Vous y ressentez avec intensité les variations de température de l’eau, les mouvements du bateau et les changements de lumière au fil de la journée. Pour beaucoup de plaisanciers modernes, c’est tout simplement la pièce maîtresse de leur bateau, celle où l’on passe le plus de temps lorsqu’on cherche à profiter au maximum du paysage marin.
Transom et swim platform sur les bateaux à moteur modernes
Les bateaux à moteur contemporains ont vu leur poupe se métamorphoser en véritable « beach club » flottant. Les chantiers ont développé des plateformes de bain larges et profondes, parfois submersibles, qui s’étendent bien au-delà de l’ancienne jupe de tableau arrière. Ces swim platforms offrent une base idéale pour contempler l’horizon, les pieds dans l’eau ou confortablement installé sur un transat.
Sur les unités de plus de 40 pieds, la plateforme arrière est souvent reliée à un vaste cockpit par quelques marches en teck, formant un ensemble cohérent tourné vers la mer. En mouillage forain, le bateau s’oriente naturellement dans l’axe du vent ou du courant, ce qui place l’horizon principal dans l’alignement de la poupe. Vous profitez alors d’un cadre parfaitement dégagé pour observer un coucher de soleil, une côte montagneuse ou une baie abritée, comme depuis une terrasse de maison posée au bord de l’eau.
Certains modèles haut de gamme intègrent des banquettes escamotables, des douches de pont intégrées ou même des cuisines extérieures à proximité de la plateforme. Résultat : l’espace arrière devient le cœur de la vie sociale à bord, un endroit où l’on peut à la fois se restaurer, se baigner et contempler un horizon en mer qui s’étend à perte de vue, tout en restant en contact direct avec la surface.
Cockpit arrière des voiliers monocoques pour l’observation côtière
Sur les voiliers monocoques modernes, le cockpit arrière s’est lui aussi largement ouvert sur la mer. Larges jupes de bain, tableaux rabattables, doubles safrans déportés : toute l’architecture est pensée pour dégager la vue et créer une continuité entre la zone de barre, la table de cockpit et la plateforme de bain. C’est depuis cet espace que l’on profite souvent des plus belles vues côtières en navigation à la voile.
Positionné à l’arrière, légèrement surélevé par rapport à la plateforme, le cockpit offre une vision dégagée sur le sillage du bateau et sur le paysage qui s’éloigne. En quittant un mouillage enchanteur ou un port de pêche pittoresque, vous pouvez ainsi observer la côte qui se fond progressivement dans l’horizon, tout en restant protégé par les dossiers de banquette et parfois par un bimini. Pour les longues navigations au portant, cette vue arrière, voiles gonflées et mer qui file, est souvent l’une des plus spectaculaires.
Lors des escales, le cockpit devient naturellement la « terrasse » du voilier, orientée vers la baie. On y prend les repas, on y lit, on y partage le récit des navigations passées en contemplant le plan d’eau et les silhouettes des autres bateaux au mouillage. L’horizon, ici, se confond avec la vie du mouillage : une vue animée, changeante, qui fait du cockpit arrière un observatoire privilégié de la vie maritime.
Escalier de bain et accès direct à la surface maritime
Entre la plateforme et le cockpit, l’escalier de bain est bien plus qu’un simple accès à l’eau : c’est un véritable sas entre le bateau et la mer. Assis sur une marche, les pieds dans l’eau, vous profitez d’un angle de vue unique, à mi-hauteur entre le pont et la surface. C’est l’endroit parfait pour observer les mouvements de l’eau contre la coque, discerner les bancs de petits poissons ou admirer les nuances de bleu au pied du bateau.
Dans une crique abritée, cet escalier devient un point d’observation privilégié pour contempler l’horizon de près, notamment au petit matin lorsque la mer est encore d’huile. En s’asseyant dos au bateau, le regard se porte directement sur la ligne d’eau et sur le paysage qui se reflète dans la surface. L’impression de « flotter » entre ciel et mer y est particulièrement marquée, comme si l’on était assis au bord d’une piscine naturelle.
Pour sécuriser cette zone, il est recommandé de toujours remonter l’escalier en se tenant aux mains courantes, même lorsque la mer est calme. Les marches antidérapantes, les poignées bien dimensionnées et l’éclairage nocturne participent à la fois au confort et à la sécurité. Bien pensé, cet accès direct à la surface maritime transforme chaque baignade en pause contemplative, où l’on prend le temps de regarder l’horizon sous un angle résolument différent.
Roof et hardtop : protection et visibilité combinées
Entre l’exposition maximale de la proue et l’immersion de la poupe, le roof et le hardtop représentent un compromis idéal : une excellente visibilité associée à une protection efficace contre le soleil et les intempéries. Sur les voiliers comme sur les bateaux à moteur, ces structures semi-hautes surplombent le cockpit ou la timonerie, offrant une vision dominante sur l’horizon tout en préservant le confort thermique des passagers.
Sur les voiliers dotés d’un roof panoramique, les grandes surfaces vitrées laissent entrer la lumière et ouvrent la vue sur la mer, même depuis l’intérieur. Vous pouvez ainsi admirer l’horizon en mer tout en restant protégé du vent fort ou des averses passagères, comme derrière la baie vitrée d’une maison face à l’océan. Les versions équipées de capotes rigides ou de hardtops en composite vont encore plus loin, en proposant de véritables « vérandas » marines avec panneaux ouvrants.
Côté bateaux à moteur, les hardtops coulissants se sont imposés comme une référence. Ils permettent de transformer instantanément un salon fermé en espace semi-ouvert, avec une grande baie de toit qui cadre littéralement le paysage marin. En navigation, ouvrir partiellement le hardtop offre un compromis idéal : la sensation de plein air, sans renoncer à la protection acoustique et thermique d’une timonerie moderne.
Cabine de pilotage et poste de barre : observation technique et navigation
Si certains passagers privilégient les ponts extérieurs pour admirer l’horizon en mer, la cabine de pilotage reste le poste d’observation privilégié pour ceux qui aiment comprendre la navigation en détail. C’est ici que se concentrent les informations, les instruments et les décisions de route. Observer la mer depuis le poste de barre, c’est un peu comme regarder un tableau de bord d’avion tout en profitant d’un immense écran panoramique sur l’océan.
La timonerie moderne, que ce soit sur un trawler, un vedette de croisière ou un grand voilier de voyage, est conçue comme un véritable cockpit ergonomique. Chaque vitre, chaque montant, chaque écran est positionné pour optimiser la visibilité et limiter les angles morts. Pour le plaisancier curieux, s’installer à proximité du barreur permet de suivre en direct les choix de trajectoire, les changements de cap et les manœuvres, tout en observant l’horizon avec un regard plus technique.
Pare-brise panoramique et visibilité frontale sur les trawlers
Les trawlers et autres bateaux de voyage à faible vitesse sont réputés pour leurs pare-brises verticaux et leurs grandes surfaces vitrées. Cette configuration, héritée des bateaux de travail, offre une visibilité frontale exceptionnelle, particulièrement appréciable lors des longues traversées ou des navigations en mer formée. Le pare-brise agit comme une grande baie vitrée qui cadre l’horizon, tout en vous protégeant du vent relatif et des embruns.
Sur les modèles récents, la timonerie est souvent surélevée par rapport au pont principal, ce qui améliore encore la vision à 180 degrés vers l’avant. Les montants sont affinés, les montants latéraux inclinés pour dégager au maximum la vue, notamment dans les zones côtières où la densité de trafic et d’obstacles est plus importante. Résultat : le barreur comme les passagers installés sur la banquette de co-pilote profitent d’une vue plongeante sur l’horizon, idéale pour anticiper un passage de cap, l’entrée d’un chenal ou l’approche d’un front nuageux.
En croisière, de nombreux plaisanciers apprécient de passer du temps dans cette timonerie panoramique, surtout par météo fraîche ou instable. C’est un peu comme être dans une loggia vitrée posée sur la mer : vous suivez chaque changement de lumière, chaque variation de houle, tout en restant bien au chaud et à l’abri des éléments.
Instrumentations électroniques : écrans multifonctions et radar maritime
L’observation de l’horizon en mer ne se limite plus aujourd’hui à ce que l’œil perçoit. Les écrans multifonctions, radars, AIS et autres sondeurs haute définition complètent la vision directe et permettent de « voir » au-delà de la ligne d’horizon optique. Depuis la cabine de pilotage, vous pouvez ainsi repérer un orage à plusieurs dizaines de milles, identifier un navire masqué par la brume ou suivre la limite d’un banc de brume sur l’écran radar.
Les écrans multifonctions modernes réunissent en une seule interface la cartographie, le radar, l’AIS et parfois même les images de caméras thermiques. En superposant ces données, vous obtenez une représentation augmentée de l’environnement marin. C’est un peu comme si l’horizon se doublait d’une couche d’informations invisibles à l’œil nu, mais essentielles pour la sécurité et le confort de navigation.
Pour le plaisancier, savoir lire et interpréter ces instruments transforme la manière de regarder la mer. Vous ne voyez plus seulement une ligne bleue au loin, mais un espace structuré : zones de trafic, hauts-fonds, orages en formation, bancs de poissons détectés par le sondeur, etc. Cette lecture « augmentée » de l’horizon donne une profondeur nouvelle à l’observation, mêlant plaisir esthétique et compréhension technique.
Sièges de commandement ergonomiques type stidd et shockwave
Enfin, l’un des éléments souvent sous-estimés pour profiter pleinement de la vue depuis le poste de barre reste le siège de commandement. Les sièges ergonomiques de marques spécialisées comme Stidd ou Shockwave sont conçus pour absorber les chocs, soutenir le dos et maintenir le pilote dans une position optimale, même en mer agitée. Ils jouent un rôle clé dans le confort d’observation, surtout sur de longues distances.
Réglables en hauteur, en inclinaison et parfois montés sur des piédestaux suspendus, ces sièges permettent d’ajuster précisément la ligne de regard par rapport au pare-brise et aux écrans. Vous pouvez ainsi choisir entre une position haute, pour une vision dominante sur l’horizon, ou une position plus basse, lorsque la mer est agitée et que l’on souhaite limiter les efforts musculaires. Dans tous les cas, l’objectif reste le même : maintenir une posture détendue pour que le regard reste disponible et vigilant.
Pour le plaisancier qui aime alterner entre postes extérieurs et timonerie, disposer d’un siège de commandement de qualité est un véritable atout. Il transforme le poste de barre en fauteuil d’observation, où l’on peut passer des heures à suivre l’horizon en mer sans fatigue excessive. Associé à une bonne ergonomie des commandes et des écrans, il fait de la cabine de pilotage un véritable observatoire technique, aussi confortable qu’une passerelle de navire professionnel, mais dédié au plaisir de la plaisance.